Il y a des soirs comme ça où tout est en désordre. Plus de couette sur mon lit, on voit seulement deux, trois coussins cachés par quelques fringues, des livres un peu partout éparpillés sur le sol comme des pas chinois, mes tirroirs et mes placards à demi ouverts, des dessins de ma main sur les murs en attente d'une nouvelle frise, la musique qui me bourdonne dans les oreilles, les feux des voitures qui passent sur la route m'éblouissent..
Et me voici pararlisée dans cette drôle d'atmosphère, je n'ai aucune envie de bouger, le trio des couleur qui m'entourent, donnent de l'aisance à mes yeux et à mon bien être, je suis dans ma pièce, mon seul endroit totalement personnel où j'ai le plaisir de tout diriger, ici c'est moi qui mène ma danse.
Mais en cet instant, je ne métrise strictement rien, assise sur mon lit j'ai l'étrange sensation de tout redécouvrir.
Cependant tout m'est théoriquement bien familier d'habitude, je connais parfaitement le moindre petit défaut sur ma tapisserie, je sais pertinemment où se trouvent chacunes de mes photos et de mes collages et dessins encadrés et accrochés aux murs..
Mais là je ne peux m'empêcher de tout dévisager, j'adopte le comportement qu'aurait eu un inconnu en découvrant cette pièce.
Et puis finalement je me rends compte que je ne suis pas aussi à l'aise que je l'aurais souhaité, les batements de mon coeur résonne bruyament en moi même sans poutant que je ne commette le moindre effort.
Tout est étrange, il y a quelques chose d'iréel, quelque chose d'inhabituel, chacunes des minutes qui passent sont identiques et se filent de la même manière.
Nan ce n'est pas comme dans un rêve, c'est plutôt comme une vie qui tourne au ralentie, un arrêt dans le temps, une interruption spontané, une phase plus qu'anormal..
Je ne suis plus moi-même..
Je suis comme hypnotisée par l'ambiance, je suis comme certains de ces fous que l'on croise parfois dans la rue, et que l'on évite de fixer avec effroi par politesse, je suis comme paralysée, au sens propre, je suis plantée là, à attendre bêtement je ne serais dire quoi.
Et maintenant, j'ai ce truc horrible, qui m'arrive bien trop souvent, qui est de chopper le tourni à chaques fois que je tente de fermer les yeux, je suis donc obligé de les garder ouvert, il sont comme exorbités.
L'air devient lourd, même irrespirable.
Il est tant que cela cesse avant que ça ne dégénère plus.
Alors j'entame cette méthode débille de relaxation, je m'allonge, j'inspire, j'expire..
C'est plus spychologique que physique, mais ça fonctionne, c'est peut-être pas si inutile qu'on n'imagine..
Alors, mon coeur cesse de rebondir dans ma poitrine, mes yeux se relache délicatement, comme bercés par la lumière tamisée, j'ai l'impression de flotter, impression absurde.
Mais je voudrais néanmois comprendre, mais il n'y a aucun moyen d'éclaircir les choses dans mon esprit, je suis donc forcée de me dire que c'est simplement une acumulation de fatigue, de tention, et de contrariété qu'on l'on évite de dévoiler..
Cela m'a effrayée, pourtant c'est rien d'important.